Au théâtre européen, l’art du remake.

Au théâtre européen, l’art du remake.

13 December 2019 0 By Radiolympiquetv

Avant leur représentation lyonnaise en Top 14, nos Olympiens feront une générale dans le décor de Pierre Fabre ce vendredi 13 décembre.

Ainsi, ils réinterpréteront leur pièce (match) face aux russes de l’Enisei-STM. Dans le  premier acte, l’adaptation Castraise s’était soldée par une victoire de 28 à 12.

En Russie, nous avions eu de la dramaturgie avec 3 cartons jaunes, un ko pour Sauzaret, une percussion dangereuse sur Fernandez, un bonus offensif à portée de main, un quiproquo sur  notre dernière action.

Sur la scène castraise, l’anglais Ian Tempest sera le metteur en scène et il sera aidé par les assistants Simon McConnell et John Meredith.

Sous les feux de la Rampe, les personnages joués par les castrais devront nous proposer des dialogues directs, de beaux mouvements, des gestes maîtrisés et des déplacements rapides de ballon.

Nos acteurs devront utiliser tous les espaces et notre charnière aura le premier rôle de créateur artistique. Ils devront alterner les séquences entre les ballons portés, les mauls, le jeu avec le pack et le jeu avec les lignes arrières….

L’effet Worsley est là : notre rideau défensif a retrouvé son costume depuis quelques semaines. Le Challenge serait de ne pas avoir de répliques (aucun essai) des russes.

Par contre, il faut rapidement gommer nos mimiques  disciplinaires : trop de pénalités et de cartons.

Le plateau soviétique nous a montré de la qualité, notamment son N° 8, des inspirations  offensives comme par exemple sur leur premier essai, de l’engagement sur les zones de ruck et de combat.

Espérons que cet entracte européen, nous permettra de préparer au mieux la rencontre face au LOU. Tout le public espère un dénouement heureux : une victoire bonifiée et un match complet. Cet épilogue entretiendrait un espoir de qualification.

Et surtout pas de coup de théâtre : la défaite !

Enfin, les auditeurs privilégiés pourront assister à une autre pièce : les Dragons Rugby contre Worcester Warriors.

Hors-scène, je suis une amoureuse des compétitions, qu’elles soient nationales, européennes ou internationales. J’étais la première à dire qu’il fallait jouer cette compétition. Elle permet de donner du temps de jeu aux jeunes et aux « remplaçants » ou aux « revenants », de perfectionner ses mouvements et ses actions, de se confronter à de équipes anglaises ou galloises et de rencontrer d’autres philosophies du rugby.

Mais, il faudrait m’expliquer les intérêts des différents tableaux (sportifs et financiers) de la Challenge Cup :

– une équipe russe qui est en trêve hivernale et qui joue 3 matchs d’affilée à domicile.

– une équité sportive antagoniste : présence à la carte de l’arbitrage vidéo (certaines rencontres en bénéficient et pas d’autres).

– les programmations de matchs délocalisés ou d’un vendredi à 18h : des sorties à plus de 3 800 kms pour les supporters de l’Enisei (donc un stade vide, pas d’ambiance, l’impression négative d’un match à huit clos), des supporters castrais privés de match car ils travaillent. De belles recettes financières et une belle image de fête et de convivialité LLLL !!!

– le registre burlesque, c’est la diffusion des matchs : la quasi globalité ne sont pas retransmis.

Pensez-vous Messieurs de l’EPCR que ces mises en scène et procédés donnent envie de suivre ces spectacles et de se passionner pour cette compétition !!!!

Article ZAZA.